Wright
qu'on leur reprochait (t). Mais ou la soumission, pourtant si entière et si humble, venait trop tard, ou bien le roi avait résolu de décourager toute désobéissance dans les autres monastères en offrant le nouvel exemple d'un abbé terminant une vie honorable sur l'échafaud.
Au cours de son interrogatoire, Richard Hobbes n'opposa presque aucune dénégation aux faits allégués contre lui. A l'égard du pape, il avoue sans hésiter que, « dans beaucoup de sermons », il n'a pas proclamé le roi « chef suprême de l'Église » ; non par malveillance, dit-il, « mais simplement à cause d'un scrupule de conscience qu'il avait alors sur l'autorité durable de l'évêque de Rome ». 11 avait fait copier par dom William Hampton, son secrétaire, un livre qu'avait écrit John Mylward^ prêtre de Todington, et intitulé De Potestate Petn. 11 assure n'avoir jamais traité l'Angleterre de pays hérétique parce qu'elle n'avait pas pris part au concile universel; — n'avoir pas négligé de remettre toutes les « bulles papistes » qu'il avait pu trouver à « M. le D"" Petre », au moment de la visite ; — n'avoir pas omis d'ordonner que le nom du pape fût effacé sur les « calendriers et autres livres, tels que livres de messe, graduels et autres livres de chœur usuels ». Il enjoignit au chantre d'obéir, sur ce point, aux ordres du roi, et il supprima lui-même le nom du pape « dans les livres qu'il avait pour dire son office ».
En revanche, il confesse qu'avant de remettre au D"" Petre les bulles papales, il fît copier à Dan Robert Salford « les.bulles importantes en belle écriture »^