‹ Henri VIII et les monastères anglais (volume 2)Chapitre 107 sur 278 · Wright · texte numérisé non relu

Wright

et chargea les plus jeunes moines, qui n'étaient pas encore prêtres, de transcrire les autres en écriture courante. Il aurait ainsi, quand la querelle du pape et du roi serait apaisée, un témoignage évident de ses antiques privilèges et exemptions. Ces copies, ajouta-t-il, « se trouvaient encore dans ma chambre lorsque j'en suis sorti ».

Il reconnut sans la moindre difficulté avoir prononcé tel et tel sermon devant ses frères et même avoir comparé Henri VIII à Nabuchodonosor, qui enlevait les vases sacrés du temple. Souvent aussi il avait parlé dans le même sens à des jeunes gens, « commensaux » du monastère, tels que « M. Morice, M. Carye et M. Hervy », dont le professeur s'élevait avec véhémence contre les « nouvelles doctrines ». « Et moi, susdit abbé, continue-t-il, je confesse que toujours jusqu'à cette heure, devant ceux qui m'écoutaient, j'ai soutenu inflexiblement mes opinions et embrassé le parti de l'évêque de Rome, — autant que je l'osais, — car je pensais être dans le bon chemin et croyais que la conduite différente du roi n'était qu'une usurpation désirée par la flatterie et l'adulation (1). »

L'abbé Hobbes n'avait pas seulement proclamé sa fidélité à la foi ancienne devant ses frères en religion et les autres personnes qui habitaient l'abbaye : il n'avait pas caché ses sentiments à ses amis du dehors. Il s'était ouvert en toute franchise sur ce point à lord Grey of Wilton^ ainsi qu'à dom Augustin, ex-abbé de Wardon, qui séjournait à Woburn. Mais celui qui savait le mieux à quoi s'en tenir était sir Francis Brian. Au cours de tous les interrogatoires, Hobbes mani-

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