Cotton MS. Cleop. E, IV, f
ajouta qu'il avait tous les jours des remords de conscience à ce sujet. Ce à quoi le témoin répondit que s'il était prêt à mourir pour cette cause, il le pourrait dès qu'il le voudrait » (1).
« Et en dernier lieu, dit l'abbé Hobbes dans sa confession, Louchant le droit qu'avait l'archevêque de Cantorbéry d'ordonner et de sacrer les évêques, d'accorder les dispenses de mariage et de donner des capacïtés (pouvoirs) aux religieux, j'ai pensé qu'il n'était point autorisé à ce faire sans la permission de l'évêque de Rome etque, en général, la situation de tous ceux qui avaient reçu de lui pareilles dignités et dispenses était illégitime. »
Il avoue encore qu'au moment où il entendit parler de nouvelles suppressions, il s'était exprimé ainsi, ou à peu près : « Miséricorde de Dieu ! c'est chose étonnante que Sa Majesté le roi ne puisse se contenter de ce que son parlement lui a donné, mais détruise de plus en plus les saints monastères^ que ses prédécesseurs et autres nobles fondateurs ont édifiés pour remercier Dieu de la santé de leurs âmes et qu'ils ont enrichis afin que les religieux priassent pour eux et observassent envers les pauvres charité et hospitalité. Et Sa Majesté n'a pas encore bâti pour elle-même une maison de prière, ne serait-ce qu'une petite chapelle ! » Pourtant, il n'y eut jamais souverain meilleur «jusqu'à tout dernièrement ». S'il avait changé, il fallait en rejeter le blâme sur les conseils de Crumwell et sur la triste question du divorce, source de toutes les autres calamités (2).
Cette confession détaillée, évidemment provoquée