Calendar », X
un aumônier, quatorze serviteurs et tenanciers^ et elles hébergeaient deux personnes à qui elles avaient octroyé un « corrody (1) »à vie. D'un trentième de leurs minces revenus elles n'étaient que les dépositaires, car elles étaient tenues de l'employer, selon la volonté de leur fondateur, à distribuer, annuellement, le mercredi de la Semaine sainte, du blé et de l'argent, pour une somme alors égale à dix livres de notre monnaie, à douze veuves auxquelles on demandait de prier pour le repos de l'àme du bienfaiteur (2). Le 24 juin 1536, les commissaires royaux fondirent sur le couvent. Ils mirent exactement trois mois à terminer leur besogne. L'argenterie et les joyaux appartenant au prieuré et à l'église, y compris un vase en argent qui pesait 108 onces et un saint ciboire pesant 16 onces, furent évalués à près de 60 livres et expédiés sans retard au trésor royal. La prieure, Dulcosa Bothe, pendant ces longs mois d'attente, fut obligée de vendre un plateau et onze cuillers d'argent afin de faire face aux œuvres hospitalières et charitables de la maison (3). Les ornements d'église et les effets mobiliers du couvent rapportèrent plus de 81 livres. Le plomb des toits et des gouttières, ainsi que deux petites cloch-es, furent estimées à 34 livres. Une fois tous les arrangements finis, les sœurs furent expulsées le 24 septembre et se partagèrent entre elles une somme de trente-six shillings et huit pence (4). Aucune, selon toute apparence,