‹ Henri VIII et les monastères anglais (volume 2)Chapitre 121 sur 278 · Wright · texte numérisé non relu

Wright

veuves et aux femmes non mariées une excellente retraite et un genre de vie grave, vertueux et saint (1). »

Il est impossible de songer aux épreuves et aux tribulations dont furent assaillies les religieuses pendant les quelques années qui précédèrent leur dispersion définitive, sans être pénétré d'horreur. La honte de ces interrogatoires imposés à des dames par des hommes tels que Layton, Legh et London est, par bonheur, unique dans les annales de l'Angleterre. On a déjà vu (2) que le D' Ortez accusait à cette époque l'un des commissaires de tenir « aux religieuses des propos immodestes », tandis que Sanders dit de Legh qu'il « tentait les religieuses^ les engageant à pécher », et qu'il était « toujours plus prêt à parler d'impuretés que de toute autre chose » (3).

Quand le sort des institutions monastiques eut été décidé, il ne restait plus qu'environ cinquante couvents de femmes à saisir. Il importait fort que l'abandon des grands monastères, seul moyen qu'eût le roi de devenir possesseur légitime de leurs biens, fût en apparence volontaire ; aussi l'on usa de pression pour amener moines et sœurs à résigner leurs charges

1. Aubrey, « Collections », éditées parla* Wilts Arcbseological Society », p. 12. La dernière prieure du couvent de Kington fut Marie Dennys. « Elle survécut longtemps à la Réforme, dit le même écrivain autorisé, et mourut à une date encore présente à la mémoire des liabitants du Somersetsbire. » L'éditeur de l'ouvrage ajoute qu'« elle mourut en 1593 à Bristol et fut ensevelie dans l'église de la famille de Gaunt, située dans la prairie » ,

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