‹ Henri VIII et les monastères anglais (volume 2)Chapitre 125 sur 278 · Ibid., I · texte numérisé non relu

Ibid., I

Brigitte, était membre de ce couvent^ écrivit pour demander qu'on « adoucît plusieurs injonctions», sa sœur espérant qu'il pourrait faire aboutir « la requête de ces dames » (1). Cette supplique ne dut guère peser dans la balance, car, en décembre 1539, le D'London, John Ap Rice et d'autres vinrent au couvent et le supprimèrent. La prieure qui succéda à Florence Bonnerman reçut une pension annuelle de 100 livres, l'une des plus importantes qui furent accordées à des religieuses, et l'on promit aussi une maigre pitance à trente-trois de ses sœurs (2). De l'ancienne prieure il n'est plus parlé. Sans nul doute, elle tint parole et s'en alla, dût-elle « mendier son pain ». « Quant à une pension, avait-elle dit, je ne m'en soucie point » : aussi n'en eut-elle pas (3).

Un autre exemple de pression employée sur un couvent pour le forcer à se rendre aux désirs du roi nous est fourni par l'abbaye de Godstow. Cette maison, située dans le comté d'Oxford, est bien connue comme l'endroit où la belle Rosamonde Clifîord, la maîtresse d'Henri II, passa les dernières années de sa vie dans le repentir. Les visiteurs royaux en avaient parlé avec les plus grands éloges : « Il y régnait un régime fort austère, et la plupart des jeunes demoiselles du comté étaient envoyées là pour y être élevées : c'est pourquoi les gentilshommes (4) de la contrée priaient le roi d'épargner cette maison (5). »

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