‹ Henri VIII et les monastères anglais (volume 2)Chapitre 127 sur 278 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

outre mesure attachée « à cet habit ni à ce genre d'existence (1) ».

Mais déjà, avant de signer cette piteuse abjuration de sa foi et de ses principes, Catherine Bulkeley avait, quelques jours auparavant (le 17 novembre 1539), livré le dépôt confié à sa charge. On dépêcha, au lieu de son « vieil ennemi » London, sir John Williams et plusieurs autres pour effectuer le transfert des biens du couvent, qui passèrent aux mains du roi, et ce dernier reçut bientôt l'acte d'abandon qu'aucune des religieuses toutefois n'avait signé. L'on promit une pension à l'abbesse et à quinze religieuses. Cette faveur échut à trois d'entre elles pour un 'motif étrange : « parce qu'elles ne peuvent se marier » (2).

Telles étaient les épreuves que subissaient les religieuses, incertaines du sort qui leur était réservé. Mais elles durent, en outre, souffrir énormément de l'absence des secours et de la direction qu'elles recevraient jadis de leurs supérieurs spirituels, les évoques (3), C'est là ce que la prieure de Wilton dit en toutes lettres à Crumwell.

« Nous sommes, et cela depuis longtemps, lui écrit-elle, en grande inquiétude et en grand danger, faute d'un supérieur, car, Dieu le sait, non seulement le service de Dieu, tel que notre ordre l'exige, est troublé, manque et dépérit, mais le monastère approche de la ruine et de la désolation. Notre ordinaire, M. le D' Haylley, nous menace tellement que nous ne savons plus que faire. Il vient souvent au

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