Exch. Aug. ofnce, Mise. Bk, 245, f
3. On se rappelle que les pouvoirs de la juridiction épiscopale sur les monastères avaient été suspendus. Voy. I^'" volume, ch. VII.
milieu de nous et il prétend nous gouverner d'après la loi, mais, Dieu le sait, nous sommes ignorantes et point accoutumées à la loi qu'il a établie chez nous. Et parce que nous différons d'avis sur des choses qu'il veut nous voir approuver, mais que nous ne supposons ni ne cro>/ons permises, ni utiles à nous ou au couvent, il nous accable de cruelles menaces. Il nous a causé jusqu'ici grande vexation et peine, et il se propose de continuer. Il a institué, pour nous diriger jusqu'à l'élection d'une nouvelle abbesse, un certain Christophe Willoughby et un autre. Ce Christophe, à cause de son astuce, de sa fausseté et de sa conduite insidieuse, avait été congédié une première fois par dame Cécile Willoughby, l'abbesse, et plus tard Isabelle Jordan, notre dernière abbesse, refusa formellement ses services (1). »
On avait donné à la communauté de Stratford une supérieure ou, comme on préférait l'appeler, une « prieure supposée » qui porta le trouble dans le couvent. « Dès que nous parlons de remédier à quelque chose, disent les sœurs, elle nous répond d'aller à Crumwell et de lui demander son aide. Et la vieille dame qui est prieure de droit est en danger de mourir faute de nourriture et de soins, car elle ne peut avoir ni viande, ni boisson, ni argent pour se suffire. » Elles se plaignent de ce que le chancelier de l'évêque de Londres leur ait déclaré que cette intruse resterait chez elles, « dussions-nous mourir, nous et ceux qui n'en sont point satisfaits. Il a commandé à la nouvelle prieure de nous surveiller et de nous punir, afin que notre exemple serve aux autres.. ^ » « Mylord, ajou-