Rec. office. Corresp. de Crumwell, t. LI, n
tent-elles dans l'appel qu'elles adressent au ministre, il ne nous est point possible de continuer à Tivre en l'état où nous sommes. Le chancelier nous a réprimandées et nous a dit que nous avions un laïque pour ordinaire et qu'il parlait d'après vos ordres. Mais notre savant conseil, celui que nous avions avant d'en référer à Sa Majesté le roi, nous a déclaré quil ne pouvait être légalement chancelier, car il n'est point prêtre et n'a pas pouvoir de confesser ni d'absoudre, comme il fait (1). »
Bien peu nombreux étaient les couvents assez riches pour rapporter grand butin à Henri VIII. Cependant les objets d'or et d'argent dérobés à Barking, le couvent le plus vénérable et presque le plus riche d'Angleterre, l'asile de tant de saints, qui tomba aux mains du roi en novembre 1539, furent une prise considérable. Us pesaient, en tout^ plus de 3.000 onces; la majeure partie se composait de pièces en argent doré ; les autres, ayant été brisées, se trouvèrent n'être que du cuivre doré. On découvrit là un ostensoir pesant 65 onces et enrichi d'un béryl, ainsi qu'une foule de chapes et d'autres vêtements sacerdotaux brochés d'or, lesquels furent réservés pour l'usage du roi. En outre, la vente des biens de l'abbaye produisit environ 200 livres (2) : cette somme si faible^ eu égard à l'opulence de la maison, montre combien les religieuses observaient fidèlement le vœu de pauvreté.
Il est un détail^ à propos de la suppression du couvent de Brigittines de Syon, qui mérite d'être cité. L'un des intéressants « mémorandums » de Crumwell renferme cette note : « Concernant le monastère de