Ministei-'s Accounts, 31-32 H. VII [, 257, m
Syon, le roi peut le dissoudre psiv prœmimi?'e (1) s'il le veut (2). » Henri devait à une circonstance singulière de tenir ainsi ce couvent à sa discrétion. Le 29 mai 1538, le procureur général avait présenté, au nom du roi, un bill d'accusation contre John Stokesley, évêque de Londres, qui fut extrait de la prison de « Marslialsea» , où on l'avait jeté. Il était coupable d'avoir, le 5 février 1537, au cours d'une cérémonie où il avait reçu les vœux de Thomas Knotton, frère de Syon, et de Godfrey, frère lai, placés sous l'obédience de John Copinger, le père confesseur, employé la formule approuvée par le pape Paul II. Il avait ainsi proclamé publiquement la juridiction de l'évêque de Rome et s'était servi de « rites, culte et cérémonies papistes » : or quiconque avait, après le 31 juillet 1536, défendu l'autorité de l'évêque de Rome encourait, en même temps que ceux qui lui donnaient encouragement et assistance, les peines du « preemunire ». En outre^ John Stokesly avait agi de la même manière dans deux occasions plus récentes, et l'on soutenait qu'à la fois l'évêque, l'abbesse de Syon et d'autres étaient, de ce chef, déchus de leurs biens que le roi confisquait à son profit. L'évêque reconnut l'exactitude des faits mis à sa charge par le bill et fut obligé de fournir une caution de 10.000 marcs et de prendre pour garants plusieurs négociants de Londres (3). Henri VIII, il est vrai, gracia plus tard toutes les personnes impliquées dans l'affaire, mais il n'en avait pas moins saisi le couvent, qui tomba en son pouvoir au mois de décem-
1. Excitation à la haine et au mépris du gouvernement, atteinte aux droits du roi et des Cliambres. (N. du trad.)