Coram Rcge », 30 H. YIII, Pâques, « Rex Roll », m
Henri vin. — II 15
bre 1539 sans que, selon toute apparence, il y ait eu acte de cession.
Il faut parler en quelques mots du nombre des religieuses qui, après la destruction de leurs demeures, furent jetées à l'abandon dans le monde. Hooper^ écrivant à Bullinger de Strasbourg, en 1546^ lui dit : — « 11 (le roi) a fait passer toutes les possessions des monastères dans son Échiquier, et pourtant les religieux, même ceux du fragile sexe féminin, sont tenus, par l'ordre du roi, de garder une chasteté perpétuelle. L'Angleterre a maintenant au moins 10. 000 religieuses, dont pas une n'est libre de se marier (1). » Cette évaluation est assurément fort exagérée. La vérité est que, en tenant compte des quatre ou cinq couvents au sujet desquels il règne quelque incertitude, il ne semble pas qu'il y ait eu plus d'environ 1 .560 religieuses en Angleterre à l'époque de la dissolution. Sur ce nombre, plus de la moitié, c'est-à-dire à peu près 850, appartenaient à l'ordre des Bénédictines.