‹ Henri VIII et les monastères anglais (volume 2)Chapitre 143 sur 278 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

m'accueillit à bras ouverts. N'importe : je voudrais bien qu'il reçût quelque grâce, mais point cellelà (1). » Avant la Saint-Michel, les Frères, que l'évêque avait laissés dans leur couvent, étaient spoliés et chassés.

Naturellement, on ne vint pas à bout de l'œuvre de suppression sans heurt ni sévices. Nous avons déjà mentionné divers exemples de rigueur. Il ne fut pas tenu, sans doute, un état de toutes les souffrances qu'endurèrent les religieux avant la dispersion finale ; mais les documents de cette période suffisent à nous prouver qu'on eut recours aux mesures tout à fait extrêmes. Robert Buckenham, de l'ordre des Dominicains, fut frappé &' atta'mder pour haute trahison et condamné à mort pour avoir proclamé que « ce serpent venimeux, l'évêque de Rome, était chef suprême de l'Eglise » (2). Il est vrai qu'il s'échappa des mains d'Henri VIII. Un autre frère, William Storme, fut enfermé dans la « Fleet Prison » pour avoir « honoré les images et soutenu l'utilité des pèlerinages » (3). Robert Southwell, écrivant à Crumwell, lui apprend la condamnation d'un Franciscain resté fidèle à la vieille doctrine catholique de la suprématie papale. « Plaise à Votre Seigneurie d'être informée que W^illiam Dickinson, clerc et ordonné prêtre à Rome, ainsi que William Petty, autrefois frère mineur à Jersey, furent condamnés hier pour haute trahison à cause qu'ils niaient l'un et l'autre la suprématie du roi. Ils s'obsti-

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