‹ Henri VIII et les monastères anglais (volume 2)Chapitre 146 sur 278 · R. Ofl'. — Gorr. de Grumwell, XXIII · texte numérisé non relu

R. Ofl'. — Gorr. de Grumwell, XXIII

2. Ces détails sont intéressants, car ils montrent que les grandes abbayes secouraient les couvents de Frères plus pauvres qu'elles.

« vendus pour payer les frais de l'enlèvement », mais l'infatigable commissaire saisit ceux qui restaient et les « plaça en un lieu de sûreté ». Il ajoute que le vent avait depuis peu jeté à terre quantité d'arbres, et pis que cela : « la maison est couverte d'ardoise, et non pas de plomb ». Chez les Dominicains, les visiteurs eurent plus de chance. « Ils ont derrière leur maison, dit le Docteur, plusieurs îles bien boisées, » et, si le couvent n'avait qu'une toiture d'ardoise, en revanche, le chœur, « de construction récente, était couvert de plomb ». Leurs objets d'orfèvrerie avaient aussi de la valeur, en particulier un grand « calice d'or orné de pierres fines, d'un prix supérieur à une centaine de marcs ».

Après les détails donnés plus haut sur la triste condition où. étaient réduits les couvents de Frères au milieu de l'année 1538, il n'est guère besoin de s'étendre sur les actes d'abandon qui leur furent arrachés. Le véritable but du document rédigé dans les formes était d'assurer à la Couronne la propriété légale des biens qui appartenaient aux communautés religieuses; aussi l'acte était-il, pour ce motif, inscrit avec soin dans le « Registre de Suppression ». Comme les Frères ne possédaient que fort peu de biens immobiliers, r « acte d'abandon » était d'une importance relativement secondaire, et pour les deux cents maisons de Frères, il n'y a que quarante-cinq pièces officielles dont nous sachions l'existence. Sur ce nombre^, plus d'un quart ne se trouvent pas sur le registre, plusieurs sont dépourvues de date, et d'autres ne sont pas légalisées par l'apposition du sceau commun. Dans le

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