Corr. de Crumwell, XXIII
cas d'un couvent, celui des Franciscains d'Aylesbury, quoique la communauté se composât, selon toute apparence^ de quinze membres, l'acte ne porte que sept signatures. Outre ces quarante-cinq documents, un recueil des actes d'abandon remis entre les mains de l'évêque Ingworth semble contenir à peu près vingtcinq nouvelles renonciations signées; mais aucune n'a été scellée ni enregistrée.
La formule de renonciation employée dans une foule de circonstances est curieuse. Après avoir constaté que l'acte est entièrement volontaire, le document déclare que la maison a été livrée au roi parce que les religieux signataires sont convaincus de nombreux vices et crimes. Telle était une des formules les plus usitées (1), surtout quand le D"" London était de la partie. On a voulu voir là une preuve que les religieux eux-mêmes confessèrent l'impureté de leur vie ; mais toute personne raisonnable ne saurait douter que ces documents^ comme les autres prétendues « confessions (2) », n'aient été préparés à l'avance. Les termes dont se sert l'acte de cession de Stamford, toujours cité à ce propos, vont nous servir d'échantillon. « Attendu que, y est-ii dit, nous, supérieur et frères de la maison de Saint-François, à Stamford, ordinairement appelés Frères Gris de Stamford, etc., avons mûrement réfléchi sur ceci, que la perfection de la vie chrétienne ne consiste point à célébrer des rites muets, à porter un costume gris, à nous déguiser d'après des modes étranges, à nous parer et nous attifer, à nous ceindre la taille d'une corde remplie
1. Par exemple, à Stamford, chez les Franciscains et les Carmes ; à Bedford, à Aylesbury, à Coventry, etc.