‹ Henri VIII et les monastères anglais (volume 2)Chapitre 153 sur 278 · Rec. OfT. — Corr. de Crumwell, VIII, f · texte numérisé non relu

Rec. OfT. — Corr. de Crumwell, VIII, f

procuraient ce qu'on appelle une « capacité », — c'est-à-dire la permission de remplir les fonctions des membres du clergé séculier, — ils ne trouvaient à s'employer qu'avec la plus grande difficulté. Les évoques n'aimaient point les Frères errants, et, eussentils été bien disposés à leur égard, la destruction de tant d'églises diminuait les chances d'obtenir une cure. Quantilc de lettres de cette époque en font foi. « Je supplie Votre Seigneurie, écrivait Ingworth à Crumwell, de vous montrer bon maître pour les pauvres Frères et leurs capacités. Us sont très pauvres et ne peuvent avoir que peu d'occupation sans leurs capacités. Les évêques et les curés sont très durs pour eux, s'ils n'ont point leurs capacités (1). » Dans une autre lettre, il s'exprime ainsi : « Je vous prie d'être bon maître pour moi, afin que les Frères, selon ma promesse, obtiennent l'autorisation de porter l'habit, car on ne souffrira point qu'ils disent la messe dans les églises avant qu'ils n'aient leurs licences. J'ai écrit à plusieurs évêques et j'ai parlé à d'autres pour qu'ils leur octroient une dispense jusqu'après la Saint-Michel, et j'ai promis de leur envoyer, à cette date, leurs dispenses en des lieux déterminés où ils les recevront gratis, car la plupart d'entre eux n'ont point un liard pour en payer le coût (2). »

Enfin, pour donner un dernier exemple des privations qu'eurent à subir les Frères expulsés, nous citerons une autre lettre du même évêque Ingworth, lequel contribua tant à multiplier ces misères : « En outre, mon excellent lord, dans cette partie du diocèse d'York, les pauvres gens (les moines licenciés) qui

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