‹ Henri VIII et les monastères anglais (volume 2)Chapitre 154 sur 278 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

abandonnent leurs couvents sont durement traités par les officiers de l'évêque et sur l'injonction de 1 evêque. On ne leur permet point de chanter ni de dire la messe en aucune église de paroisse s'ils ne montrent pas leurs certificats d'ordination, mes lettres ou bien leurs « capacités ». Or, le coût de ces lettres est si considérable, que ces pauvres gens sont incapables de le supporter. Quelques-uns sont forcés de marcher une centaine de milles pour les aller chercher. Et lorsqu'ils sont arrivés, la dépense qu'exigent les recherches à faire dans le registre sont si grandes, qu'ils ne la peuvent payer, et ainsi il leur faut revenir tout consternés. J'ai vu Mgr d'York et lui ai montré la lettre de Votre Seigneurie, par laquelle vous ordonnez qu'on n'empêche aucun de ceux qiii ont livré leurs maisons de chanter et de dire la messe en n'importe quelle église. L'évêque éleva de nombreuses objections et répondit qu'il fallait savoir s'ils étaient prêtres ou non. Je lui certifiai donc que nous, qui avons reçu leur renonciation, avions fait une enquête exacte pour savoir lesquels étaient prêtres et lesquels ne l'étaient point, et que nous avions notifié le résultat à Votre Seigneurie, qui l'avait communiqué à Sa Majesté le roi : que, de cette façon seulement, ils avaient pu obtenir leurs capacités. C'est pourquoi je le priai d'accepter les capacités de la part de Sa Majesté avec autant de faveur que celles de l'évêque de Rome, qu'on recevait autrefois sans la moindre inquisition. » Malgré toutjingworth ne croit pas avoir convaincu l'archevêque Lee, et il demande àCrumwell d'expédier ses injonctions pour que les Frères puissent « chanter et dire la messe » sans être tenus de montrer « la preuve de leur ordination ».

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