Rot. Pat. », 29, Henr. VIII, pars
désirait fonder à Bisham. L'établissement devait comprendre un abbé et treize moines de Saint-Benoît, qui prieraient pour le roi et pour la reine Jeanne, et il se nommerait « le nouveau monastère de la Sainte Trinité, à Bisham, fondé par le roi Henri VIll ». Le roi accorda également à John Cordrey ^autorisation de « porter mître comme tout autre abbé du même ordre et qui a de grandes propriétés en Angleterre » (1).
11 est touchant de voir comment certains moines implorent la permission de continuer leur vie religieuse. Pour ne prendre qu'un exemple : le 9 juillet 1536, l'abbé de Waverley écrit à Crumwell: « Plaise à Votre Seigneurie, j'ai reçu vos lettres du 7 de ce mois, et je me suis efforcé de suivre les instructions qu'elles contenaient: j'ai donc fait connaître à Votre Seigneurie la véritable étendue, valeur et importance de notre susdit monastère. Je supplie Votre Seigneurie bienveillante, pour l'amour de la passion du Christ, de m'aider à préserver notre pauvre monastère, afin que nous, vos reconnaissants obligés, nous puissions continuer à servir Dieu en vivant avec les plus maigres ressources qui soient suffisantes à des pauvres pour subsister en ce monde^ et qu'ainsi nous servions toujours Jésus Tout-Puissant et priions pour les États de notre prince et pour Votre Seigneurie. Ce n'est pas sans quelque espoir que j'écris ceci à Votre Seigneurie, puisque vous m'avez permis ces audaces avec grande bienveillance quand je vous présentai une requête à Winchester l'année dernière, me disant: « Venez me trouver pour vos affaires de temps à autre. » Ainsi je vous supplie instamment et mes pauvres frères vous implorent,