Rot. Pat. », 29, Henr. VIlI, pars IV, m
avec larmes même, de nous secourir. Il n'y a point en ce monde de créatures plus malheureuses que nous, et nous attendons avec confiance l'aide et la consolation qui nous viendront de vous. — Les serviteurs journaliers de Dieu à Waverley. »
Cependant la dissolution marchait à grands pas. Dès le 12 mai 1536, jour où Calwich, dans le Staffordshire, maison filiale du monastère d'Augustins deKenilworth^ fut pris par les commissaires à titre de prémices de la moisson prochaine, l'œuvre de la destruction ne s'arrêta plus. Le 1" juin, John Freeman écrivait à Crumwell pour lui dire qu'il espérait « présenter au roi un inventaire profitable atteignant 1 .000 livres dans unseul comté, sans parlerdesGilbertins, ni des maisons filiales au nombre de dix. Sur ces 1.000 livres, ajoutet-il, je compte pour beaucoup le plomb et les cloches, non compris les bois. Quant aux autres efi'ets mobiliers, leurs maisons en sont entièrement vides, et nous ne pouvons les forcer à tout produire au jour » (1),
ï^a besogne marcha si rapidement que^ dès le 8 juillet, Chapuys pouvait écrire ceci : « C'est chose lamentable que de voir une légion de moines et de nonnes, chassés de leurs monastères, qui errent misérablement çà et là, à la recherche de moyens de subsistance; et plusieurs hommes de bonne foi m'ont dit que, tant moines et nonnes que gens attachés aux monastères dissous, il y avait plus de 20.000 personnes qui ne savaient comment faire pour vivre (2). »
Partout, dans le pays entier, les mêmes scènes se