‹ Henri VIII et les monastères anglais (volume 2)Chapitre 164 sur 278 · Rec. Off. — Corresp. de Crumwell, XLIII · texte numérisé non relu

Rec. Off. — Corresp. de Crumwell, XLIII

celte date, un fait accompli. Il avait dû, prétend-il, s'employer à étouffer les bruits qui couraient sur les suppressions à venir, et sa besogne en avait été « retardée à Westacre ». Il ajoute : — « Quelle perfidie et quelle fourberie nous trouvons chez le prieur! Quelle duplicité chez certains vils fripons de la communauté! Que de corruptions, de gaspillages et de ruines dissimulés sous le prétexte artificieux de marchés imaginés par les habitants! Il serait trop long de les décrire. Mais, en (in de compte, tous leurs mensonges, toutes leurs ruses et inventions ne leur réussiront point, et ainsi^ Dieu aidant, nous servirons fidèlement le roi (1). » Chose plus curieuse encore : Layton et son collègue Southwell écrivirent de Westacre, le 28 janvier, qu'ils étaient arrivés là le seize de ce mois, le lendemain du jour où l'on suppose que l'acte d'abandon fut signé, et qu'ils avaient obtenu, outre la confession de leurs offenses signée par les moines, le fermage des terres pour la durée d'une année en faveur de Southwell, « avec réversibilité perpétuelle pour le roi » (2).

La cession d'Abingdon, le 9 février de celte même année 1538, offre un ou deux traits dignes de remarque. Comme celle de beaucoup d'autres établissements, la situation financière de cette grande abbaye n'était pas, semblerait-il, très florissante. Les reli-gieux avaient eu avec leurs tenanciers des difficultés qui entraînèrent des procès coûteux et d'onéreuses transactions. La discipline intérieure du cloître avait souffert par suite de l'ingérence du roi et de son grand vicaire. Shaxton, l'évêque de Salisbury, gardait

i. R. 0.— GoiT. de Crumwell, XX, 16.

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