‹ Henri VIII et les monastères anglais (volume 2)Chapitre 165 sur 278 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

en prison un moine de l'abbaye qui, au moment où, sur l'ordre d'Henri, deux de ses frères « étaient à effacer le nom de l'évêque de Rome », survint et leur dit: « Ceux qui touchent à la Bible avec la plume et le couteau sont maudits (1). » D'autre part, les exactions et les demandes impérieuses de Crumwell créaient à l'abbé des embarras dans l'administration de son monastère. « Vos lettres m'enjoignent^ écrit l'abbé au ministre, de donner^ sous le sceau de la communauté, le poste de camérier » à un certain « Richard Berall, moine de mon abbaye, et cela pour le reste de ses jours. Cela ne s'est jamais vu, par le passé, qu'un moine ait reçu un poste sous le sceau de la communauté. Et s'il l'avait obtenu ainsi, je crois qu'il serait de mon devoir de le lui reprendre. De plus, cela est contraire à sa religion et ne s'accorde point avec ses vœux. C'est pourquoi, vu que cela n'est pas conforme aux bonnes coutumes de la maison ni à la bonne discipline religieuse, je supplie Votre Seigneurie de tout mon cœur de se montrer un maître indulgent pour moi, afin que je puisse diriger mes moines comme l'exige la vraie règle de la religion et qu'il ne se produise point de semblable précédent (2). »

Mais peu importait à Crumwell la bonne discipline de l'abbaye. Il inscrit en effet sur son mémorandum pour l'année 1537, entre autres affaires à retenir^ la suivante : <kltem\ Suppression d'Abingdon(3).»Un simple

Page 1