‹ Henri VIII et les monastères anglais (volume 2)Chapitre 167 sur 278 · Rec. Ofî. - Corr. de Grum-well, XXXVI · texte numérisé non relu

Rec. Ofî. - Corr. de Grum-well, XXXVI

pontificales ornées de pierres précieuses, ainsi qu'une croix de vermeil. Celle-ci renfermait, enchâssée dans un morceau d'or, une parcelle de la Sainte Croix dite « une esse (1). »

La dissolution de l'abbaye de Vale Royal nous ouvre un aperçu intéressant sur les procédés mis en œuvre pour forcer les moines à la soumisssion et peut servir de critérium pour estimer les actes d'abandon à leur juste valeur. Ici, comme ailleurs, l'abbaye avait satisfait à toutes les exigences en puisant dans ses ressources jusqu'au jour où il lui devint impossible de se suffire à elle-même. « Mylord, écrit l'abbé en réponse à une nouvelle demande de Crumwell, je supplie très humblement Votre bienveillante Seigneurie, pour l'amour de Dieu et de Notre-Dame et pour que cette maison puisse continuer le service divin et sa pauvre hospitalité, de pardonner notre refus.»

Le 22 août 1538, Thomas Leigh, l'un des plus énergiques commissaires du roi, était à l'abbaye et, le 7 septembre, cession fut faite, dit-on, du monastère par le supérieur de la communauté. Le document, tenu pour valide, fut inscrit sur le « Registre de Suppression », mais il fut répudié par l'abbé. Celui-ci écrivit de Lichfîeld, alors qu'il était en route pour Londres, une lettre où il protestait contre l'acte d'abandon que Holcroft, le nouveau cessionnaire (2), avait certainement extorqué, sinon fabriqué de toutes pièces. « Les commissaires, déclara l'abbé, John Harwood, apportèrent une requête royale d'après laquelle nous devions manifestement et de plein gré céder... notre monastère. » « Mon excellent Lord, écrit-il à Crumwell,

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