Bureau d'Accroissement, Rôles du Trésorier, I, m
2. Il versa, pour obtenir lea propriétés, 450 livres 10 shillings 6 pence.
« la vérité est que ni moi, ni mes frères, nous n'avons jamais consenti la cession de notre monastère, que nous n'y consentons point aujourd'hui, et n'y consentirons jamais de bonne volonté, à moins qu'il ne plaise à Sa Majesté le roi de nous ordonner de le faire, ordre que je n'ai pu découvrir dans la commission de Maître Holcroft. Et si quelqu'un a informé Sa Majesté ou Votre Seigneurie que nous consentirions à nous rendre de la manière susdite, j'assure à Votre bienveillante Seigneurie, sur ma foi et fidélité, que jamais pareil consentement n'a été donné par moi, ni mes frères, et que nul n'a eu autorité pour agir en notre nom. » Il supplie ensuite le roi d'épargner le monastère et il expédie « un contrat dentelé, fait par moi et mes frères », dit-il, et que le commissaire n'avait pas voulu accepter (1).
Le voyage de Harwood ne produisit pas les résultats espérés. Le roi ne pouvait forcer les moines récalcitrants à se rendre et, d'autre part, il n'affichait pas encore le désir de s'emparer de leurs possessions sans quelque apparence de justice. M. Ormerod fait remarquer que, dans la circonstance présente, on tourna la difficulté en sollicitant la peine capitale contre l'abbé. « La juridiction des Cours monastiques » fournissait une occasion facile de se tirer d'embarras. Lord Crumwell, le sénéchal de l'abbaye, présida en personne le tribunal qui siégea à Vale Royal, le lundi qui suivitla fête de l'Annonciation, 1539. Les jurés, au nombre de quatorze, déclarèrent coupables l'abbé et plusieurs autres sur les chefs d'accusation que voici: