‹ Henri VIII et les monastères anglais (volume 2)Chapitre 18 sur 278 · Calendar », X · texte numérisé non relu

Calendar », X

2. « Calendar », XI, n° 42. M. Gairdner dit (Préface, p. 12) à ce sujet : — « Celte évaluation devait probablement porter sur les résultats définitifs de l'Acte, bien gue, d'après ce qui précède, les effets en fussent déjà assez pénibles. A cette date, l'œuvre ne devait être encore qu'à moitié accomplie. »

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renouvelèrent. La politique résolue d'Henri YIII s'affirma par la navrante répétition des mêmes destructions, des mêmes gaspillages extravagants, des mêmes vols, des mêmes pillages et des mêmes enchères simulées,, pires que le pillage, qui se produisirent par toute l'Angleterre. Quant aux religieuses et moinesexpulsés, pour nous servir des paroles de M. Gairdner, « leurs cruelles privations, dues aux mesures royales, étaient sans doute difficilement estimables à leur juste valeur, même en ce temps-là : il est impossible de les apprécier aujourd'hui » (1).

Parmi les religieux, cependant, il en est qui ne virent pas spolier leurs maisons d'un visage aussi calme que l'abbé de Waverley. Avant même la grande révolte du Lincolnshire, les chanoines de Hexham refusèrent absolument de se laisser expulser par les fonctionnaires du roi. Leur cause était bonne, selon toute apparence, car l'archevêque Lee avait demandé qu'on épargnât leur monastère^ et sa requête, semble-t-il, fut accordée : ils reçurent en effet, comme on le verra plus loin, le privilège revêtu du grand sceau et autorisant la continuation du monastère. Leur ume courageuse de Northumbriens ne pouvait se soumettre en silence à des décisions qu'ils devaient regarder comme souverainement injustes et dignes d'un parlement composé des créatures d'Henri YIII. L'histoire de leur résistance heureuse est de haut intérêt (2). Elle se trouve dans un rapport sur « les offenses des religieux de Hexham, comté de Northumber-

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