Rot. Pat., 29 H. VIII, m. li
well qu'il trouverait un « sincère ami » (1). Le 27 janvier 1540, le monastère était cédé au roi, et le jeune abbé se voyait récompensé par une pension annuelle de 240 livres (2).
Voici un autre exemple de pression exercée sur les religieux par les agents du roi pour les amener à se rendre. Le grand couvent de Romsey, dans le Hampshire, abritait, à la veille de sa dissolution, une communauté de 25 religieuses, dirigée par une abbesse, Elisabeth Ryprose. Les sœurs, semblerait-il, n'étaient pas disposées à entrer dans les vues du roi et à quitter la vie religieuse à seule fin qu'il pût s'enrichir de leurs biens. Huit religieuses, — près d'un tiers de la communauté, — avaient prononcé leurs vœux le 28 juillet 1534, quelques années seulement avant que commençassent leurs épreuves (3). Parmi elles se trouvait Catherine, la plus jeune fille de sir Nicolas Wadham, gouverneur de l'île de Wight, dont la sœur Jeanne était depuis plusieurs années sœur professe de la même abbaye de Romsey. A cette date, le dépensier du couvent était un certain John Foster, qui demeurait à Baddesley, près de Romsey et qui, pour les dîmes importantes de l'église, payait une somme annuelle aux Moines Hospitaliers de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem (4). Foster, par sa situation même, devait être exactement renseigné sur l'étendue et la valeur des propriétés du couvent, et son commerce continuel
i. R. 0. — Corr. de Crumwell, XLIX, 42.
2. R. 0. — Aug-. Otr. Mise. Book., 245, f. 105. —Ni acte d'abandon, ni inscription sur le registre de suppression.
3. Je dois ces précieux renseignements et beaucoup d'autres encore à M. F.-J. Baigent, de Wincliester. Je tiens à le remercier ici très vivement de son aimable concours et des encouragements dont il a soutenu ma tâche.