Ibid.,f
grâce, fut interrogé, et il reconnut avoir causé avec le D' Hillyard au sujet des suppressions. Il s'était laissé convaincre de l'illégalité de la suprématie papale par les arguments de l'évêque de Durham et de l'archevêque Lee; mais il eut grande peine à faire adopter son avis par ses frères. Il avoua qu'il n'avait point envie de céder sa maison, « si le bon plaisir du roi était qu'il pût la garder ». Et « en dernier lieu, personne ne leur donna jamais de mauvais conseil, à part le D'"Hillyard, qui leur dit que c'était presque vendre leur maison que de la livrer pour de l'argent ou des pensions » (1).
Un autre témoin, Nicolas Wilson, « prisonnier à la Tour », ayant été interrogé sur ses relations avec le D' Hillyard, écrivit: « D'abord, j'eus une conversation avec lui touchant l'abolition des monastères. Cela commença ainsi, autant que je me souviens : je lui demandai d'avertir un de mes amis du nord, le prieur de Mountgrace, d'obéir et de se soumettre à Sa Majesté le roi en cédant son monastère dès qu'on l'exigerait... Là-dessus, ledit docteur m'exprima ses doutes sur la possibilité de supprimer les monastères. Ce à quoi je répondis que l'acte volontairement signé et scellé par ceux qui habitaient alors ces maisons et les dirigeaient, était forcément valide aux yeux de la loi, et que toutes choses de ce genre devaient être arrangées et réglées par Sa Majesté selon qu'elle le jugerait le plus utile au bien du royaume. Ces paroles et d'autres semblables que je prononçai alors ne purent, à ce que je vis, le convaincre entièrement. Sur ce point, continue la déposition, j'ai certainement essayé de satis-