Adam de Domerham, éd. Hearne, n° 7, Appendice
2. Les détails relatifs à l'élection de l'abbé Whiting se trouvent aux dernières pages du registre de Tévêque Clark (diocè^e de Bath et Wells). Voy. aussi la « Dublin Review », juillet 1887, p. 83 et sqq. La date de la naissance de Whiting est incertaine. Le plus ancien document qui le concerne est celui qui fixe l'année oii il passa l'examen de Maît-e es arts : J483. (Goo. per, « Ath. Cantab. », I, p. 71.) Il reçut les ordres mineurs en septembre 1498. Pendant les deux années qui suivirent, il devint sous-diacre et diacre et, le 6 mars 1501, il fut ordonné prêtre par le D'' Cornisb, évoque titulaire de Tinos, suffragant du D"" Oliver King, évêque de Balh et Wells. Whiting avait, selon toute probabilité, fait ses études à l'école de l'abbaye oii, dit le savant antiquaire Hearne, « les moines de Glastonbury enseignaient à titre gratuit et indistinctement les fils de famille et les enfants des pauvres, les préparant aux universités ». (« History of Glastonbury », Préface.)
considérables. Quatre parcs regorgeant de gibier, des manoirs nombreux et des terres immenses, qui procuraient au monastère un revenu en espèces de plus de 3.000 livres par an, soit dix fois autant en monnaie actuelle, donnaient au supérieur une influence très importante dans l'Ouest et même dans toute l'Angleterre.
Il est facile de s'imaginer ce que pouvaient être les bâtiments de l'abbaye. « La maison est spacieuse, de belle apparence et si princière que nous n'en avons point vu de semblable (1), » écrivent ceux qui allèrent saisir les biens au nom d'Henri Vlll. La bibliothèque stupéfia Leland : elle était sans rivale dans le pays, et à peine eut-il passé le seuil, que la vue de tous ces trésors d'antiquité le frappa d'une terreur superstitieuse, au point qu'il hésita quelques instants à entrer. Il lui fallut des jours et des jours pour dresser la liste des plus précieux manuscrits (2).
Tous les mercredis et vendredis, les pauvres se pressaient en foule à la grande porte de l'abbaye pour recevoir des secours, et on dit que souvent l'abbé n'accueillait à sa table pas moins de cinq cents personnes. « Les églises vassales demandaient un archidiacre moine, et il fallait un arsenal particulier pour équiper les troupes mises à la disposition de laCouronne, car il y avait 1.274 hommes robustes toujours prêts à servir le roi quand on le leur commandait, et 1 .271 vi-