Dixon, I, p
2. Wright, p. 59. Godwin, l'évêque protestant de Hereford, déclare que les moines, « suivant l'exemple des anciens pères, vivaient isolés du monde, dans la piété et le silence, fuyaient les occupations matérielles et s'adonnaient entièrement à l'étude et à la contemplation. » Sander, qui écrivait à une ■époque où tous se rappelaient encore le régime de l'abbaye de Glastonbury, dit que les religieux remplissaient rigoureusement les devoirs de la vie de claustration en commun et du service choral.
pardon du roi et du ministre, quand Crumwell eut sondé peu après les dispositions de l'abbé. « Je dois donc, écrit-il, en ma présente nécessité, supplier très humblement Votre Seigneurie de me pardonner cette folie que je commis alors, ainsi que vous le fites maintes fois auparavant, et de vouloir bien rappeler l'affaire au souvenir de Sa Majesté (1). »
L'inquisiteur royal ne fut pas plus tôt parti qu'on s'aperçut, à Glastonbury, comme ailleurs, que les injonctions étaient non seulement impraticables, mais subversives des premiers principes de la discipline religieuse. Whiting, ainsi que beaucoup d'autres supérieurs d'alors, sollicita quelque mitigation. Un voisin, Nicolas Fitzjames, écrivit à Crumwell pour appuyer chaleureusement la requête de l'abbé. Un mois plus tard, Whiting se risquait à exposer des griefs d'un genre différent, qui étaient également ceux d'autres communautés. La suspension des pouvoirs de juridiction qu'exerçait l'abbaye sur la ville de Glastonbury et ses environs avait produit les plus graves inconvénients. Il y a une foule de « pauvres gens », écrit l'abbé, « qui attendent que leurs causes soient appelées devant le tribunal », et il ajoute qu'il ne saurait croire que les ordres du D"" Layton aient fidèlement interprété la volonté d'Henri YIII (2).
Les lettres de l'abbé Whiting qui existent encore, — la plupart répondent à des demandes de bénéfices ou d'emplois dont il disposait, — se distinguent par un empressement courtois à rendre service dans les limites du possible. 11 est évident, en outre, qu'il s'intéressait de près à tous les détails de l'administration