‹ Henri VIII et les monastères anglais (volume 2)Chapitre 192 sur 278 · Ibid., XIII, f · texte numérisé non relu

Ibid., XIII, f

Henri viii. — II. 21

complexe d'un monastère aussi considérable, qu'il avait une influence personnelle efficace sur le régime de sa communauté, et que les nécessités du dehors ne nuisirent jamais aux obligations essentielles et immédiates du supérieur. Là où il est surtout chez lui, c'est en son propre pays, au milieu de ses voisins du Somersetshire, occupé à la surveillance « rigoureuse » de ses enfants spirituels. Fort de l'affection que lui portait le peuple, il n'hésita point, — quelle qu'ait été sa véritable pensée, quand il signa la déclaration de suprématie royale, en 1534, — à maintenir pour ses moines et ses concitoyens^ dans l'église de sa propre abbaye, la prédication d'une doctrine entièrement opposée aux opinions et aux désirs du souverain. C'est ainsi qu'un dimanche de février 1536, un frère nommé John Brynstan, prêchant dans l'église abbatiale de Glastonbury au peuple de l'endroit, s'écria qu'il « serait un de ceux qui changeraient les inventions nouvelles et les hommes nouveaux, ou sinon qu'il mourrait pour sa cause » (1).

Sachant, sans nul doute, de quelle nature seraient les occupations du parlement de 1539, qui fît son possible pour perdre les monastères non encore supprimés, l'abbé Whiting ne voulut pas s'y rendre et invoqua comme prétexte son âge avancé et le mauvais état de sa santé. Il attendit la fin sur ses terres et au milieu *de son peuple. Il continua de veiller avec la même sollicitude aux moindres détails de son administration, comme si la glorieuse abbaye était destinée à durer « in seviim ». C'est ainsi que nous trouvons des renseignements pleins d'intérêt sur l'abbé Whiting dans

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