‹ Henri VIII et les monastères anglais (volume 2)Chapitre 2 sur 278 · Calendar », X, 838, 956, etc · texte numérisé non relu

Calendar », X, 838, 956, etc

force éloges, d'après ce que sir Gregory écrivit à Henri, des excellentes qualités et aptitudes naturelles du monarque et de son ancien amour pour la foi. Il priait alors la divine Providence qu'elle lui accordât cette grâce en un moment si favorable, et il rappela à Casale qu'étant encore cardinal, il avait usé de toute son influence auprès de son prédécesseur, Clément VII, pour aider le plus possible aux projets d'Henri. Il a déclaré, continuait le correspondant du roi, « qu'en rien de ce qu'il a fait il ne voulait offenser Votre Majesté, bien qu'il apprît qu'en Angleterre on tentait une chose ou l'autre journellement contre le Saint Siège ». En vérité, le pape semblait si désireux d'effectuer la réconciliation, que sir Gregory prétend qu'il lui donna de nombreuses raisons pour s'excuser d'avoir créé cardinal le vénérable évêque Fisher, « prenant Dieu à témoin qu'il espérait s'attirer la bienveillance, non l'animosité » par l'élévation d'un si savant prélat à la pourpre sacrée (1). Tout en tenant compte de l'exagération forcée de la part de Casale, il est évident qu'à cette époque, non seulement les puissances étrangères s'attendaient à la réconciliation d'Henri et de Paul III, mais que le Souverain Pontife lui-même était •disposé à faire toutes les avances possibles.

Malheureusement toutefois, pour la réalisation de ce doux retour de l'Angleterre à l'unité de la foi, d'autres questions que celle du divorce de Catherine étaient destinées k tenir séparés le pape et le roi. Henri VIII eût pu abandonner son titre de Chef Suprême de l'Église sans y perdre beaucoup de sa dignité : car, bien qu'il eût appuyé par toutes les ter-

Page 1