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reurs du billot et de l'échafaud ses prétentions à l'exercice de la juridiction spirituelle sur les consciences de ses sujets, ceux-ci y restaient encore hostiles au fond du cœur, et toute modification à cet égard dans la ligne de politique royale eût été joyeusement accueillie par tous, à l'exception d'une faible minorité de bouillants innovateurs, — Un autre fait constituait un obstacle plus réel : c'est que le roi avait déjà saisi une grande partie des possessions de l'Église et qu'il s'occupait alors de nouveaux plans pour aliéner en bloc les biens du moine, du prêtre et du pauvre. Ainsi, sans doute, les fautes du passé auraient été effacées par un retour au devoir sincère, quoique tardif, et les spoliations antérieures auraient pu être pardonnées grâce à un aveu de repentir; mais c'eût été là un pas en arrière dans la politique royale, et le bras d'Henri VIII eût été arrêté juste au moment où il allait s'abattre sur les dépouilles des monastères et des couvents, qu'un parlement docile avait placées à sa portée. — Une réconciliation aurait détruit la vision d'incalculables richesses qu'avait évoquée dans l'imagination du roi le produit des pillages antérieurs : or, ces rêves^ il ne pouvait les réaliser qu'en persévérant dans l'œuvre de destruction qu'il avait inaugurée.
L'évêque de Faenza, dès la nouvelle de la chute d'Anne Boleyn, écrivit à Monsignor Ambrogio que le roi de France pensait « qu'il serait aisé de ramener Henri à l'Eglise, n'était son avarice, qui s'accroît par le profit qu'il tire des biens ecclésiastiques » (1). Une année auparavant, l'ambassadeur impérial, Chapuys, avait porté le même jugement sur le côté faible