Rites of. Durham », p
D' Henley que le corps gisait intact. Cependant le D' Henley n'ajoutapoint foi à ses paroles, mais continua de crier : « Jetez les os » ! Alors « le D"" Legh reprit » : « Si vous ne voulez pas me croire, approchez vous- « même et voyez ». Alors, le D' Henley fit quelques pas en avant et toucha le corps, et il vit qu'il était entier et non corrompu (1) ».
Le corps du saint fut porté dans la sacristie, en attendant les instructions du roi, et peu de temps après, « le prieur et les moines l'ensevelirent en terre, au lieu même où s'élevait autrefois la châsse ». Les joyaux, dont, comme d'habitude, la liste manque, furent envoyés à Henri, ainsi que les objets précieux dérobés au trésor de la cathédrale et formant un total de 3.641 onces 1 /4 d'argent et de 24 onces d'or et pierreries. En outre, le receveur du roi accusa réception de 1.578 onces 1/2 de métal précieux provenant de la châsse même (2).
Comme on le pense bien, le peuple n'approuva pas la façon cruelle dont furent traitées les reliques de saints tant vénérées jusqu'alors. Les indices ne manquent point qui nous révèlent la douleur avec laquelle il vit s'accomplir ce qu'il était impuissant à empêcher; car, ainsi que Marillac, l'ambassadeur de France, l'écrivit à son maître vers cette époque, « le peuple était beaucoup plus attaché à l'ancienne religion qu'aux nouvelles doctrines (3) ».L'un des nombreux espions de Crumwell renseigna celui-ci sur les opinions du serviteur de Tunstal^évêque deDurham,à cet égard.