Rec. office. Exch. Aug. Office Alise. Book, 245, f
religieuses furent aussi bien traitées : Fabbesse avait d'habitude 40 livres de pension, la sœur 3 ou 4, très souvent moins. Dans certains couvents, l'on défendit de faire figurer sur la liste des pensions les sœurs converses et les novices, peut-être parce qu'elles n'avaient pu contribuer en rien à la renonciation exigée par le roi. Parfois, comme nous venons de le voir pour l'abbé de Ramsey, on accordait au bénéficiaire, outre l'allocation en argent, la jouissance de maisons, de terres et de certains privilèges. Ainsi, l'abbé de Ford eut la jouissance d'une maison et d'un jardin d'agrément, le prieur de Bath se vit « désigner pour demeure une habitation située dans Stall Street, non loin de la porte Sud de Bath » (1), et l'abbé de Winchcombe reçut la permission de couper du bois à brûler dans les fourrés de « Deepwood » et d'en enlever 40 charretées par an. A d'autres, qui étaient attachés à d'anciennes églises ou cathédrales monastiques, on donna, outre une petite pension, un poste quelconque dans un nouvel établissement. Ainsi, à Rochester, Thomas Grey eut 40 schellings par an « outre l'emploi de lecteur des Évangiles », et Thomas Cope obtint la même somme et « l'emploi de lecteur des Épîtres » (2). Pareillement, trois moines d'Ely, réputés « bons choristes », eurent un poste ainsi qu'une pension annuelle de 8 livres (3). Dans d'autres occasions, on accordait au religieux un bénéfice ou une cure qui lui tenait lieu de pension. Citons un exemple ou deux. A Missenden, dans le Buc-
1. Rec. Office. Exch. Aug. Office Mise, Book, f. 109. « Où habitait precé demment un certain Jeffry Stainer, à raison d'an loyer annuel de 20 schellings. »