‹ Henri VIII et les monastères anglais (volume 2)Chapitre 248 sur 278 · Ihid., 245, f · texte numérisé non relu

Ihid., 245, f

des Augustins d'Ulvescroft^ et d'autres encore, qui avaient « récemment, et à grands frais pour eux et leurs amis, obtenu de Sa Majesté le roi une charte de perpétuation (1), » pouvaient à bon droit compter sur des pensions raisonnables.

Mais tous les commissaires du roi ne se soucientpas d'implorer des pensions libérales en faveur des religieux. 11 était naturellement de l'intérêt des fonctionnaires royaux de grever le moins possible les propriétés qui leur étaient abandonnées, et ils eurent recours à de longs marchandages pour adoucir autant qu'ils le purent les conditions de cette cession. Ainsi l'un de ces fonctionnaires, Robert Southwell, écrit à Crumwell à propos de l'abbaye de Saint-James, à Northampton : « Nous avons agi par artifice envers ces pauvres gens, afin de rendre leurs pensions aussi peu onéreuses pour le roi et aussi honorables pour Sa Majesté que nous le pûmes imaginer (2). »

Nous avons déjà dit que les pensions promises furent, autant qu'on peut le savoir, payées avec assez d'exactitude. Les religieux expulsés recevaient leurs annuités soit directement de la Cour d'Accroissement à Londres, soit des mains du receveur royal nommé à l'effet de gérer, dans chaque comté, les domaines cédés par les monastères. Pourquoi cette distinction ? Il est difficile d'en saisir le motif, — alors que, surtout, tels membres d'un établissement étaient payés par le bureau de Londres et tels autres par le receveur particulier du comté. Un certain nombre de religieux^ principalement lors des premières dissolutions, n'étaient autorisés à toucher leur pension qu'à Lon-

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