‹ Henri VIII et les monastères anglais (volume 2)Chapitre 251 sur 278 · et 3e années d'Edouard VI, ch · texte numérisé non relu

et 3e années d'Edouard VI, ch

ans quand il la vendit pour une somme à peu près équivalente à ce qu'il avait reçu. Un autre chanoine du même monastère s'était défait de ses titres à une pension de 4 livres dans de meilleures conditions : il en obtint 12 livres (1).

A propos deBurySaint-Edmunds, les commissaires rapportent qu'un certain « Thomas Cole, il y a quelque huit ou neuf ans, donna et céda son annuité à Ambrose Jermyn, « Esquire », à condition que ledit Ambrose lui procurerait et obtiendrait le bénéfice de Flempton, en Suffolk, offert par un certain Thomas Lucas, « Esquire ». — Un autre ex-religieux, « Thomas Ro^Yte, affirme par serment, et montre à l'appui de ses dires un contrat dentelé portant la date du premier jour de mars de la 36' année d'Henri VIII et constatant qu'il a vendu et cédé à cette époque ses lettres patentes à un certain Ralph Cockerel, pour la somme de 26 livres 13 schellings 4 pence, sur laquelle il prétend n'avoir jamais reçu que 19 livres » (2).

Ces exemples de pensions transférées et vendues sont choisis parmi beaucoup d'autres que contient le même rapport, et ils eussent été bien plus nombreux encore n'eût été la loi adoptée par le parlement un an ou deux auparavant, en vertu de laquelle toute pension détenue à la suite d'un achat était déclarée illégale. En l'espèce, les receveurs eurent ordre de ne faire de versement qu'entre les mains des titulaires primitifs.

Il nous faut maintenant répondre à une question bien souvent posée : « Que devinrent les religieux expulsés? » On doit avouer tout d'abord que les ren-

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