Le Frère Thomas White, autrement flommé Woodhope
ans privé de son bénéfice, et, s'il n'avait été retenu au lit par la maladie, il eût été emprisonné pour ce cas de conscience. Il mourut pénétré de repentir, à l'âge de près de cent ans (1). »
Lorsqu'ils furent tout d'abord chassés de leurs monastères, les religieux, selon Wood, se rendirent en masse à Oxford. Les collèges de Cantorbéry , de Gloucester, de Durham, de Saint-Bernard, de Sainte-Marie, et d'autres encore regorgeaient de moines (2). Mais, chose curieuse : il semble qu'on ait perdu presque aussitôt la trace d'un grand nombre d'entre eux. Beaucoup moururent dans les années qui suivirent immédiatement leur dispersion. D'autres, et ce n'étaient pas les moins nombreux, étaient vieux et atteints d'infirmité : les privations auxquelles ils furent inévitablement exposés, ou même le changement de vie, durent avoir vite emporté les âgés et les malades. Les « Ministers'- Accounts » fourmillent de notes relatives au décès de ces religieux. Ainsi, dans le compte rendu officiel du receveur pour les comtés de Norfolk et Suffolk, pendant l'année qui s'écoula depuis la Saint-Michel 1540 jusqu'à la même fête en 1541, — à vrai dire, ce fut la première année qui suivit la dissolution générale, — il est fait mention des morts survenues depuis le dernier rapport, et qui sont celles de la prieure de Marham, du prieur de Bromholme,du prieur de Holy Trinity, à Ipswich, de l'abbé de Wendling, du prieur de Westacre et de son prédécesseur, de trois chanoines et d'une
1. Bib. Bod. Wood, M S. 6 f. 16, « Bénédictine Obits ». Le Frèi-e White ajoute qu'il tenait cette anecdote « de la bouche du digne gentilhomme qui les mit en présence » (évidemment M. Habington, de Henlip) et que « ce vieillard fut assisté dans ses derniers moments par M. Hall, membre de la
•Compagnie ».