Ibid., p
Rochester, l'évêque Latimer, l'évêque de Lincoln, l'évêque d'Ely et plusieurs autres, ainsi que Mgr du Petit Sceau^le juge de la Cour des Rôles, M. le Chancelier de l'Accroissement, leur soient livrés ou soient bannis du royaume pour toujours (1). »
Crumwell était, plus que tous les autres^ en butte à l'animosité des prêtres et du peuple. Un prêtre fut accusé d'avoir dit que « les membres du très noble Conseil du roi étaient de vils polissons pour avoir inventé des lois perfides en vue de dérober les biens de l'Église, et il cita lord Crumwell comme n'étant que leur entremetteur» (2). On enregistra encore de nombreuses menaces de violence proférées contre la personne de Crumwell. Du reste, le peuple, comme l'affirme un témoin, « ne cessait d'accabler Mgr du Petit Sceau des appellations les plus ignominieuses» (3).
Outre la question religieuse, il y avait encore des questions sociales qui irritaient le peuple à cette époque. Le Parlement, dans son avant-dernière session, avait adopté le fameux « Statut des Usages » (4). Jusqu'alors, on n'avait pu disposer par testament des biens fonciers ; mais les entraves apportées à la libre disposition des propriétés immobilières étaient, à vrai dire, supprimées par suite d'un système d' « usages » ou de « iidéicommis », à la faveur duquel on avait coutume d'assurer l'avenir des cadets de famille et de pourvoir à l'acquittement des dettes ou d'autres obligations, — ce qui, souvent, équivalait à un réel transfert des biens. En faisant adopter le « Statut des