Ibid., A, 2/29, p
2. Ibid., p. 37. Le bruit courait que le roi allait frapper d'un impôt toute espèce de bétail.
ses griefs et qui devaient être expédiés au roi. Elle chargea de leur rédaction les bourgeois qui accompagnaient le shériff Dymmoke et son frère. Ceux-ci tinrent conseil à environ un mille de l'assemblée, et l'un d'entre eux consigna les articles « en selle et surle-champ. » Dès qu'ils eurent terminé, Dymmoke et les autres chevauchèrent vers la populace et lui lurent à haute voix les articles, ajoutant : « Maîtres, vous voyez que, pendant cette absence, nous n'avons point perdu notre temps. Ces articles vous plaisent-ils? Si oui, dites-le. Sinon, on vous les corrigera. » Alors les gens du peuple levèrent la main et s'écrièrent : « Us nous plaisent fort ainsi (1). »
La requête présentée au roi contenait six paragraphes. On s'y plaignait : 1° de la dissolution des monastères et de « l'appauvrissement du royaume », qui en était la conséquence; — 2° des entraves apportées à la libre disposition de la propriété par le « Statut des usages » ; — 3" de ce que les prémices et dîmes des bénéfices spirituels dussent être remises au roi; — i*" du nouveau subside exigé d'eux; — 5° de l'admission dans le Conseil du roi de Crumwell, de Kich et « d'autres personnages comme eux de basse naissance et de médiocre réputation »; — 6° des honneurs conférés aux archevêques de Cantorbéry et de Dublin^ aux évêques de Rochester, de Saint-David et autres, qui, à leurs yeux, avaient manifestement « perverti la foi du Christ » (2). Ces articles furent