‹ Henri VIII et les monastères anglais (volume 2)Chapitre 34 sur 278 · Ch. H. Book », A, 2/29. p · texte numérisé non relu

Ch. H. Book », A, 2/29. p

2. Le chanoine Dixon (tome 1, p. 457), se fondant sur les appréciations de Speed à l'égard des articles du Lincolnshire, dit que les insurg-és reconnurent au roi, « par droit de succession, la suprématie sur réglise d'Angleterre ». Rien ne nous autorise, jusqu'à présent, à penser qu'il en fut ainsi.

envoyés tout de suite au roi-, qui se trouvait à Windsor, et le commissaire royal^ Heneage, reçut la permission d'accompagner le messager (1).

Entre temps, l'agitation se propageait dans le reste du comté. A Louth, où le soulèvement avait pris naissance, le peuple n'avait pas déposé les armes. Le moine de Louth-park déclare que, le 4 octobre, un mercredi matin, il se rendit « à l'église de Louth pour entendre la messe. Celle-ci terminée, une clameur générale s'éleva parmi la populace, car on annonçait que lord Borough, qui avait échappé aux insurgés la veille, approchait avec l.oOO hommes pour les combattre ». Le peuple cria que l'on sonnât le tocsin, « mais le témoin fît lancer par trois fois la corde de la cloche jusque sur la fenêtre, afin qu'on ne pût l'atteindre », et il ne cessa son manège que lorsque la foule menaça de pendre quiconque voudrait empêcher de sonner la cloche. Cependant on découvrit que le bruit mis en circulation n'était pas fondé, et Moreland alla chercher à Horncastle les « articles », qui furent rédigés le même jour et qu'il rapporta avec lui. Suivi de cinq cents rebelles^ il partit à la poursuite de lord Hussey et il « coucha cette nuit-là au château de l'évèque de Lincoln, à Sleford ». Lord Hussey avait pris la fuite ; mais sa femme leur envoya des vivres, « de la bière, du pain et du poisson salé ». Moreland reconnaît que, sur une petite partie de la route, il porta « une épée et un bouclier, » qu'il tint « une javeline » sur une distance d'environ cinq milles^ et

Le texte original des dépositions semblerait plutôt indiquer le contraire, et pour les gens du Lincolnshire et pour les « Pèlerins de Grâce », gui adoptèrent plus tard les mêmes articles.

1. « Peut-être afin d'empêcher que les prêtres ne l'assassinassent! » fait observer M. Froude à propos de cette permission accordée à Heneage.

que quelqu'un lui prêta « une cuirasse et des manches de mailles avec un gorgerin », mais il affirme que, sauf en cette occasion^ il ne fut « jamais armé » (1).

A Lincoln même, le peuple s'était également soulevé. La ville était occupée par des insurgés en armes. La populace avait forcé les portes du palais de l'évêque Longland, l'avait saccagé et avait « causé autant dédommages que possible ».

Pendant la première semaine, les insurgés ne rencontrèrent pas d'obstacles. Ils s'équipaient le mieux qu'ils pouvaient et n'hésitaient pas à s'emparer de toutes les armes et armures qui leur tombaient sous la main (2). Ils allumèrent des feux d'alarme et sonnèrent le tocsin dans le comté tout entier; mais, comme il manquait à l'insurrection un chef capable, elle disparut soudainement, comme elle était née.

Le roi retint quelque temps les messagers envoyés par les insurgés de Horncastle, tandis que l'on hâtait les préparatifs pour rassembler des troupes et expédier des munitions de guerre dans le nord. Huit jours après le commencement de la révolte, sir John Russell se trouvait déjà à Stamford avec Favant-garde, et le duc de SufTolk, à qui était confié le commandement en chef, le suivait avec l'arrière-garde.

Le mercredi 11 octobre, dix jours exactement après que la révolte eut éclaté, le héraut du roi arrivait à Lincoln porter la réponse d'Henri VIII aux articles.

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