Ch. House Bk. », A, 2/29, p
3. Stowe, édit. de 1625, p. 572. Hall place cet incident dans Tinsurrection du Yorkshire. Mais Wriothesley nous fournit la date : « 9 octobre ». Le neveu de l'ambassadeur de l'Empire (Calendar., XI, 714) l'ait allusion à ce fait, mais dit que le coupable était « un cordonnier ».
Henri viii. — H. 6
Tandis que le Lincolnshire se soulevait, le roi rencontra dans le Cheshire une nou\elle résistance à ses projets de suppression qui, n'eût été la prompte intervention du shérifï^ sir Piers Dutton, serait peut-être devenue grave. L'abbaye de Norton, située dans ce comté, ne tombait pas, strictement parlant, sous le coup de l'Acte qui supprimait les monastères d'un revenu inférieur à 200 livres par an, puisque son revenu se montait, selon le rapport officiel, à 258 livres H schellings 8 pence. Cependant, dès le mois d'août 1536, le roi avait trouvé moyen de s'en emparer. Le 3 de ce mois, sir Piers informait Crumwell qu'il avait « arrêté l'abbé de Norton, Robert Jamyns. et l'étranger, un forgeron habile, deux serviteurs dudit abbé, ainsi que Randal Brereton (1), baron de l'échiquier de Chester, et John Hall, marchand, » et qu'il les « gardait en prison (2) ». Peu après la disgrâce d'Anne Boleyn, l'évêque de Salisbury avait intercédé auprès de Crumwell en faveur du « pauvre abbé de Norton » et des « religieux de cette maison, car les indigents » du voisinage « trouvaient chez eux grande assistance (3) ». Cependant, dès le mois d'octobre, l'abbaye était entre les mains du receveur royal, John Byrkhed, qui, dans son relevé de comptes dressé à la Saint-Michel, accuse au chapitre des recettes une somme de 350 livres, produit des loyers et delà vente des effets mobiliers du monastère : sur ce total, il a déjà remis 100 livres au roi. La plus grande partie de
1. Brereton était, croit-on, l'oncle désir William Brereton, qui avait été décapité au mois de mai précédent pour ses prétendues relations avec Anne Boleyn. — (Ormerod, «Cheshire », I, p. 502, note.)