‹ Henri VIII et les monastères anglais (volume 2)Chapitre 58 sur 278 · Papiers d'Etat, I, p · texte numérisé non relu

Papiers d'Etat, I, p

et sa crainte de les voir agir follement envers le roi, qu'il se rendrait lui-même auprès de ce dernier, — Henri ajoute : « et qu'il se joindrait à eux en humble solliciteur et suppliant devant nous. »

Si le peuple ne demandait qu'un pardon général et un parlement, le duc avait reçu des instructions pour feindre de s'éloigner pendant cinq ou six jours sous couleur d'aller trouver le roi... « et quand ce temps sera écoulé^ au jour convenu^ déclarez-leur qu'avec beaucoup de mal vous avez fait agréer leur pétition, et présentez-leur ensuite le pardon général. » Henri VIII poussa même la diplomatie jusqu'à mettre, au préalable, entre les mains de sir John Russell la sentence de grâce générale, avec ordre de n'en parler à qui que ce fût (1). Il est manifeste que, dans l'intention de gagner du temps, Henri VIII, suivant sa propre expression, « en cela foulait son honneur aux pieds». Quant à Norfolk, il écrivait au roi des lettres « pleines de désespoir », mais il est un détail que son maître n'oublie pas de lui rappeler : « Vous disiez qu'en fin de compte, vous ne priseriez aucune des promesses que vous pourriez faire aux rebelles, et qu'y manquer ne serait point ternir votre honneur (2). »

Le lundi 27 novembre, les chefs des insurgés se réunirent à Pomfret. L'assemblée comprenait cinq pairs du royaume, plus de trente chevaliers et, comme Aske le déclara plus tard, « tous ou presque tous les squïres et aussi les gentlemen dudit comté (3). » Ils consentirent à déposer les armes sous

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