‹ Henri VIII et les monastères anglais (volume 2)Chapitre 59 sur 278 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

3. Voyez, pour le sens des mots « esquire » et « gentleman » la note 2, de la page 72, t. II.

certaines conditions. En même temps, les membres du clergé qui se trouvaient à Pomfret tinrent conseil dans l'église, sous la direction de l'archevêque Lee, pour arrêter la réponse qu'ils devaient envoyer à une série de dix articles soumis à leur délibération : pour employer l'expression d'un témoin, l'archevêque prit « certains clercs en vue de discuter les griefs du peuple ». Or, « il arriva que l'archevêque d'York qui^ au commencement, avait la même opinion que les autres — à savoir, que l'insurrection était bonne et gracieuse — prêcha le contraire dans la dernière réunion » (1). Malgré tout, comme Aske le raconta dans la suite, « le peuple voulait connaître l'opinion du clergé à l'égard des articles qui touchaient à notre foi, afin de ne. point commettre d'erreur dans le document qu'il présenterait aux lords à Doncaster », Il ajouta : « Et si le clergé s'exprima contrairement aux lois de Dieu, ce fut une double iniquité (2). »

L'assemblée des prêtres, malgré le discours de l'archevêque Lee, rédigea une courte série d'articles qui repoussaient, comme étant illégale, toute la nouvelle législation d'Henri VIII dans le domaine ecclésiastique. La Convocation (3) du clergé était tenue, affirmaientils, de condamner toute prédication dirigée contre le purgatoire, les pèlerinages, les saints et les images^ ainsi que tout livre hostile aux anciennes doctrines. Les peines et châtiments décrétés par Henri IV contre les hérétiques ne devaient pas rester lettre morte. L'on devait suivre, pour les fêtes et pour les prônes,,

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