‹ Henri VIII et les monastères anglais (volume 2)Chapitre 62 sur 278 · Hardwicke Papers, I · texte numérisé non relu

Hardwicke Papers, I

sonne ne peut contester que telle soit la vérité (1). » Si le peuple fut abusé, il ne s'aperçut pas alors de la supercherie. Il ne renonça pas, non plus, aux demandes qu'il avait formulées, comme le donne à supposer la lettre de Crumwell. Aske, dans la relation qu'il adresse an roi, parle des « articles du pacte maintenant conclu à Doncaster, lesquels furent rédigés, lus, discutés et acceptés par les lords et les esquives » réunis àPomfret. Que Norfolk ait outrepassé ses pouvoirs ou non en négociant avec Robert Aske et ses partisans, toujours est-il qu'il fut passé et signé entre eux une véritable convention. «Pardon et parlement, écrit M. Fronde, furent promis en termes formels. Il est certain que des engagements plus étendus furent virtuellement contractés, ou que l'on usa d'un langage — peut-être vague à dessein — que les insurgés interprétèrent selon leurs espérances et leurs désirs. Ils crurent, — peut-être furent-ils poussés à croire, — qu'on avait fait droit à leur pétition dans toutes ses parties. Le but de leur pèlerinage était rempli et ils se tinrent pour satisfaits (2). »

De Doncaster, Aske se rendit aux abbayes de Haltemprice et de Ferriby, où les moines avaient été réintégrés par les « pèlerins », et il décida qu'en attendant les décrets du parlement promis aux gens du Nord, les fermiers du roi reprendraient leurs charges (3). Les religieux étaient rentrés en possession de leurs anciens domaines pendant les quelques semaines que dura la révolte, et l'expulsion des fonctionnaires du roi s'ensuivit. La démarche était auda-

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