Ibid, B, 2/21, p
que justice sera faite à l'égard de tous les griefs du ' bill des articles. » Que le duc de Norfolk, — telle est sa conclusion, — vienne seulement publier ces promesses, et « il accomplira plus que 40.000 hommes » (1).
La veille de la révolte de sir Francis Bygod, des let- » très lui parvinrent qui le pressaient, lui et ses partisans, de ne pas aller plus loin. En même temps, sir Robert Constable, le 18 janvier, informait les rebelles que « Sa Majesté le roi a déclaré de sa propre bouche à Robert Aske que nous aurons notre parlement à York en toute franchise et liberté, afin d'arranger et réformer toutes choses pour le bien de ce royaume; et aussi qu'il y aura une franche et libre Convocation pour régler de façon stable les questions de foi et autres matières spirituelles » (2).
Ce fut, pourtant, cette même confiance dans la parole royale qui fut plus tard interprétée en crime de haute trahison et pour laquelle lord Darcy, Aske et beaucoup d'autres furent exécutés. Dans les notes résumant les dépositions à charge, il est dit qu'une lettre de Darcy à Robert Aske, en date du 21 janvier, déclarait que le duc de Norfolk devait venir dans le nord « pour proclamer l'ouverture d'un parlement libre, et aussi pleine liberté pour le clergé de parler selon sa science », et que ce parlement allait examiner tous les abus. En outre, Darcy écrivit au duc de Sufîolk pour demander que « les engagements pris' à Doncaster au nom du roi fussent tenus », et cela encore, ajoute l'annotateur, prouve que c'est un « traître ». On tira les mêmes conclusions de la correspondance
i. « Cb. H. Book », p. 21.