Ibid., p
et de la conduite de Robert Aske après le pardon, et l'on regarda sa confiance en la foi jurée comme un indice probant de ses intentions perfides (1),
11 est inutile de poursuivre l'histoire des différentes révoltes par lesquelles le peuple s'efforça d'attirer l'attention sur ses espérances déçues. Sir Francis Bygod et d'autres tentèrent, au commencement de janvier, un coup de main contre Hull et Beverley; mais ils furent faits prisonniers. Les chefs de la première insurrection désavouèrent sans hésiter ce nouveau mouvement, et Aske reçut du roi une lettre qui le remerciait d'avoir contribué à l'étouffer (2). 11 y eut encore, dans les contrées du Nord, plusieurs soulèvements qui se terminèrent par l'assaut de Carliste, auquel prirent part environ huit mille rebelles du Westmoreland. La tentative échoua et n'eut d'autre résultat que de fournir au duc de Norfolk un prétexte pour s'avancer, à la tête d'une armée sur laquelle il pouvait compter, au cœur des provinces où régnaient les troubles. La loi martiale fut mise en vigueur, et des exécutions impitoyables finireni par briser la résistance du peuple.
Ces émeutes imprudentes et vaines servirent d'excuse au roi pour rompre la convention de Doncaster, Ceux-là mêmes qui, se reposant sur les promesses d'Henri, avaient tout essayé pour contenir l'impatience du peuple, se virent atteints par les conséquences de leurs premiers actes, pour lesquels ils avaient cependant sollicité et obtenu leur pardon. Aske, dont le roi avait reconnu les bons offices^ et lord Darcy qui n'avait