Valor Eccl.,>» V, p
posait de vingt-cinq religieux. L'abbé et plusieurs de ses moines furent, à tort ou à raison, mal notés par les commissaires royaux (1).
Probablement Tété de la même année, Thomas Carter écrivit à Crumwell pour le prier d'user de son autorité en vue de corriger l'un de ses frères. « A cause, dit-il, de la grande affection et faveur que nous témoignions à notre frère, nommé Dane {= Dom) Thomas Graham, religieux profès de notre monastère, nous lui accordâmes, sous le sceau du couvent, une charge temporelle de directeur d'une église appelée Wigton, espérant qu'il se conduirait bien. » Mais Graham tourna mal, et, lorsque le couvent voulut lui retirer son emploi, il refusa derabandonner.Enoutre,il obtint du Saint-Siège une dispense qui l'autorisait à occuper un bénéfice {capax beneficiorum) sans la permission du chapitre auquel il appartenait. Même il en avait déjà profité pour accepter le poste d'aumônier du comte de Northumberland. L'abbé était impuissant en l'espèce : il s'adressa donc à Crumwell pour qu'il « forçât Graham de s'amender » (2).
Mais, quelque désir qu'ait eu Henri VIII de réformer les religieux, l'affaire resta en suspens jusqu'au jour oi^i, l'insurrection du Nord ayant éclaté, Thomas Carter fut soupçonné de trahison et accusé d'avoir secouru les rebelles. Chose étrange : le dénonciateur fut ce même Thomas Graham au sujet duquel l'abbé s'était plaint. Selon toute apparence, Carter avait déjà été signalé à Crumwell comme n'observant pas les injonctions que lui avaient données les visiteurs d'Henri. Dès avant la révolte du comté de Lincoln, il avait été
\. « Calendar », X, p. 364.