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catégorie. Sa mère, toutefois, était d'une trempe plus forte, car elle le réprimande vertement d'avoir cédé aux influences de son époque. Elle souffre, lui écritelle, de découvrir en son fils un hérétique. Était-ce donc pour cela qn'on l'avait élevé chez les bonnes religieuses de Dartford? « Vous m'informez, ajoutet-elle, que vous me viendrez voir cet été ; mais ne venez point si vous ne changez d'opinion, ou vous seriez reçu comme « un chien parmi les loups. »Vous aurez la malédiction de Dieu et la mienne, et jamais un sou de moi; j'aimerais mieux donner tous mes biens aux pauvres que de vous entretenir dans l'hérésie (1). »
Plus que tous les autres, lesObservantins de Greenwich et de Richmond furent l'objet de la sollicitude particulière d'Henri et de ses agents. Rowland Lee, l'un des aumôniers du roi et créé nouvellement évêque de Covenlry et Lichfield, fut choisi, en compagnie de Thomas Bedyll, greffier du conseil, pour tenter les démarches décisives en vue d'influencer les religieux. Le frère Rich, supérieur des frères de Richmond, et son compagnon, le frère Risby, de Cantorbéry, furent exécutés à Tyburn en même temps que la Sainte Fille du Kent, le 20 avril 1534. Très peu de temps après, les deux commissaires instruisaient leur patron, Crumwcll, de leurs premières tentatives. Us avaient, lui écrivaient- ils, amené le prieur et le couvent des Chartreux de Sheen à prêter le serment exigé. Le prieur et le procureur faisaient de leur mieux pour persuader à leurs voisins, les Observantins de Rich—
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mond, de prendre le même parti, et ils les exhortaient à se soumettre aux désirs du roi. L'évêque et son coadjuteur s'employaient aussi à une tâche identique et tenaient diverses conférences avec les frères, mais, ils devaient l'avouer, sans présage de succès. De fait, on avait désespéré jusqu'alors de réussir : avec le secours des religieux de Sheen, on avait un léger espoir d'amener enfin les Franciscains à subir les exigences d'Henri Vlïl (1).
Les quelques semaines qui suivirent furent employées à des tentatives pareillement inutiles pour engager les intrépides Chartreux à prêter serment. Ce ne fut donc que le 1 5 juin que Lee et Bedyll recommencèrent leurs attaques contre les frères de Richmond. Ce jour-là, le Dr George Brown ou, comme l'appelle Lee, « le provincial des frères Augustins », remit à l'évêque et à l'autre commissaire, son collègue, l'ordre de Crumwell par lequel ils devaient en finir au plus tôt. Armés de ces lettres, ils se rendirent sans plus tarder à Richmond, où ils arrivèrent « entre dix et onze heures du soir ». « Le lendemain matin, écriventils à Crumwell, nous parlâmes d'abord au supérieur et ensuite à l'un des anciens, nommé Sébastian, puis au couvent tout entier. » Dès le premier instant, malgré « tous les moyens et artifices qu'ils purent imaginer pour arracher aux religieux leur serment et leur acquiescement, signé et cacheté sous le sceau du couvent, aux«articles » envoyés par le Dr George Brown», le supérieur et ses fidèles frères répondirent par un refus catégorique « et se montrèrent fort rebelles à cet égard » .