‹ Henri VIII et les monastères anglaisChapitre 125 sur 288 · Gairdner, « Calendar », VII, Préface, p · texte numérisé non relu

Gairdner, « Calendar », VII, Préface, p

3. « Historia aliquot QOstri ISClllJ inarlynuii ». 1583, p. 41.

d'entre eux, les frères Roger et John, avaient souvent été vus par Chauncy soulevés de terre en extase, tandis qu'ils priaient (1).

Le bienheureux Thomas More, dans sa jeunesse, avait été séduit par cette sainteté, et il avait nourri sérieusement le projet de demander à être accueilli dans les rangs de ces réels serviteurs de Dieu. A la veille même de leur querelle avec Henri et Crumwell, leur couvent attirait ceux qui espéraient y trouver un refuge contre Forage menaçant. L'ambassadeur de l'Empire, Chapuys, informe Charles-Quint, en janvier 1534,, que « le vice-chambellan (Sir John Gage), qui est du conseil, et qui est l'un des hommes les plus sages et les plus expérimentés en l'art de la guerre de tout le royaume, a renoncé à ses fonctions et est parti à la Chartreuse, dans l'intention, avec le consentement de sa femme, de se faire Chartreux (2). »

« Maurice Chauncy, écrit M. Froude, commence par sa propre confession. Il tomba, alors que les autres restèrent debout. Il était, comme il dit, un frère indigne, un Saûl parmi les prophètes, un Judas parmi les apôtres, un enfant d'Éphraïm qui tournait le dos le jour delà bataille, et, pour cette lâcheté, tandis que ses frères en religion étaient des saints au ciel, il faisait pénitence dans l'affliction, ballotté sur les vagues du monde immense. Les premiers chapitres renferment une peinture de la vie claustrale, qu'il s'attarde à décrire amoureusement, car elle est, à ses yeux, la perfection du bonheur terrestre. Il nous la présente dans toute sa superstition, sa dévotion, sa simplicité : ce portrait, jusqu'aux plus minces détails, est le dou-

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