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de sa merveilleuse sainteté que par les exhortations brûlantes qu'il leur adressait au chapitre. Rarement il célébrait le sacrifice de la messe sans être plongé dans l'extase et sans répandre des flots de larmes au souvenir de l'aimable bonté et compassion du Christ. Son zèle pour le service de Dieu se manifestait surtout par les soins qu'il apportait à régler les offices, et, au moins une fois par mois, pendant son exhortation aux moines, il se jetait à genoux devant eux et avec larmes déplorait ses fautes et en demandait pardon à ses frères (1). Tel était aussi son esprit de recueillement que, comme l'avait déclaré William Exmew, le Père vicaire du couvent et confesseur de John Houghton, il ne permettait jamais à sa pensée, aux heures de prière, d'être distraite par les soucis nombreux et considérables de sa charge (2).
Chauncy parle de prodiges et de merveilles qui, croyait-on, présagèrent à la communauté, en 1533, un imminent danger. Sans doute, malgré l'isolement où vivaient les Chartreux, les rumeurs annonçant l'orage prochain qui allait les entraîner à leur perte durent pénétrer jusqu'en leur cellule. Les questions épineuses qui se greffaient sur le grand débat du divorce d'Henri VIII apparurent nettement à leur esprit et, dans la solitude, ils y appliquaient leurs méditations et leurs prières. Aussi les agents du roi trouvèrent- ils ces moines simples de cœur, auxquels ils demandaient une honteuse capitulation de conscience, prêts à Leur opposer le refus énergique qui force le respect de ceux-là mêmes qui ne peuvent apprécier les motifs de leur conduite.