‹ Henri VIII et les monastères anglaisChapitre 13 sur 288 · E9sai3. (« Hallam's constitutional Ilistory · texte numérisé non relu

E9sai3. (« Hallam's constitutional Ilistory

La longue suite d'affreuses guerres civiles, et la rupture de tous les liens sociaux qui résulta de l'effrayante mortalité du quatorzième siècle, étaient admirablement propres à susciter des personnages comme ceux que Macaulay décrit ici. Parmi les nobles de fraîche date, beaucoup étaient de simples quêteurs de places, des aventuriers politiques avides de profiter de tous les troubles qui se produiraient dans l'ordre social. Leur intérêt personnel les poussa à entrer dans les rangs agités du parti novateur. C'est une vérité presque passée en proverbe : ceux qui n'ont rien à perdre se mettent toujours du côté du désordre et du changement.

La politique du gouvernement des Tudors créa aussi le « fonctionnaire », qui était par nature inquiet et mécontent. Comme il travaillait pour un salaire des plus maigres, il recherchait constamment les occasions d'augmenter son traitement. Le succès et la prospérité matérielle dépendaient de son habileté à attirer sur lui l'attention de son royal maître. « Il était de son intérêt de briguer, en récompense de ses services, les faveurs et les dons les plus extraordinaires (1). » Tous luttaient à l'envi : c'était à qui s'insinuerait le mieux dans les bonnes grâces du roi en prévenant ses désirs, en contentant ses caprices et en devenant le ministre complaisant de ses convoitises, « car l'avancement ne dépendait que de son bon vouloir. »

Autre conséquence de l'insuffisance des salaires : la partialité et la corruption se glissèrent, à d'honorables exceptions près, dans l'application de la loi. Nombreuses furent les plaintes élevées contre les hommes

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