I. « Cl -. IX. m
Fyllol se plaint de ce que « deux ou trois quintaux de cire » eussent été extraits du magasin de réserve : les religieux, croit-il, comptent les vendre afin de s'acheter des effets chauds. Un autre de ces geôliers avait écrit, au printemps, pour dire qu'il aurait soin que personne n'entrât sans le « mot de passe » de Grumwell. Il termine son rapport en annonçant à son maître un envoi de pommes prises dans les réserves de la communauté, et il ajoute : « Si vous les aimez, elles seront conservées à votre intention tant qu'elles pourront durer, et l'on fera provision pour le couvent d'amandes et de figues (1). »
Une autre lettre de Fyllol parle de la difficulté d'alimenter le couvent en tenant compte des besoins des religieux, et de la charitable hospitalité que ceux-ci le pressaient d'offrir aux « étrangers, dans la dépense et à la porte de la dépense ». Il informe aussi Crumwellque, « au commencement du mois d'août dernier, Mgr de Cantorbéry a mandé près de lui deux moines d'ici, Rochester et Rawlins », mais qu'il a renvoyé Rochester, tandis que Rawlins est maintenant devenu prêtre séculier et « mange de la viande » (2). Chauncy nous apprend que Rawlins fut toujours d'une grande tiédeur, qu'il n'avait nul goût pour les offices et rêvait depuis longtemps de secouer le joug de la vie religieuse. Aussi Cranmer dut-il le persuader sans peine de franchir le pas décisif. Au reste, Nicolas Rawlins avait lui-même écrit à Crumwell pour lui déclarer qu'il était prêt à reconnaître le roi comme chef suprême de l'Eglise et ne voulait point « agir comme le prieur et d'autres pères de la maison ». Il ajoutait :